DE CHOPIN À WEINBERG : SOIRÉE CLASSIQUE À LA POLONAISE

  • Ce concert sera d’une durée approximative de 115 minutes, comprenant un entracte de 20 minutes.
  • Les prix incluent les frais de service et les taxes.
  • Les artistes et le programme sont sujets à changements sans préavis.
  • L’achat de billets est non remboursable, non échangeable.
  • Veuillez noter que chaque billet gratuit ajouté pour enfant doit être accompagné par un billet acheté d’adulte.
  • La station de métro Berri-UQAM et la salle Pierre-Mercure sont accessibles pour les personnes à mobilité réduite.

Le concert :

Plongez dans un voyage musical entre les rives de la Pologne et des sonorités classiques riches et variées. La Symphonie de chambre de Mieczysław Weinberg, aux influences polonaises, ouvrira la soirée, suivie de l’œuvre Histoire de pêche du compositeur québécois Maxime Goulet, explorant la beauté des cordes et de la clarinette solo avec le clarinettiste canado-polonais Kornel Wolak.

La voix sublime de la soprano résonnera avec Dumka Zuzi de Stanisław Moniuszko, un air émouvant extrait de l’opéra Verbum Nobile, et l’air Sempre Libera de Verdi, extrait de La Traviata chanté par la soprano canado-polonaise Karoline Podolak. Le programme présentera aussi la Mazurka en si bémol majeur, le Nocturne en do mineur et le célèbre Concerto pour piano no. 2 de Chopin avec l’illustre pianiste québécois Jean-Philippe Sylvestre. Une soirée à ne pas manquer, sous la direction d’Andrei Feher.

Ce concert est présenté par :

Avec le soutien de :

Répertoire :

Chopin, F.Concerto pour piano no 2 (arr. N. Arman)
Mazurka en si bémol majeur, op. 7, no. 1
Nocturne en do mineur
Weinberg, Mieczysław – Symphonie de chambre no 1, op. 145
Goulet, Maxime Histoire de pêche
Kilar, W. The Ninth Gate : Vocalise
Moniuszko, S.Dumka Zuzi de Verbum Nobile
Verdi, G.Sempre Libera de La Traviata

Artistes :

Kornel Wolak, clarinette
Karoline Podolak, soprano
Jean-Philippe Sylvestre, piano
Andrei Feher, chef

Notes de programme :

Écrites par Olivier Bergeron

Né en Pologne, Frédéric Chopin est l’une des figures majeures du romantisme, ayant donné au piano une voix profondément personnelle. Composé alors qu’il n’avait qu’une vingtaine d’années, le Concerto pour piano no 2 révèle déjà son lyrisme raffiné et son sens du chant inspiré du bel canto. Dans l’arrangement de N. Arman, l’orchestration allégée met davantage en valeur le rôle du soliste. Le piano y déploie une virtuosité élégante, jamais démonstrative. Le mouvement lent se distingue par son caractère intime et poétique, contrastant avec l’énergie juvénile des mouvements rapides. L’œuvre demeure emblématique de la sensibilité expressive et du style chantant propres à Chopin. La Mazurka en si bémol majeur transforme une danse populaire en pièce de concert raffinée, grâce à des accents rythmiques caractéristiques, un rubato souple et des nuances harmoniques subtiles. À l’inverse, le Nocturne en do mineur révèle une expression plus sombre et introspective. Inspirée du chant lyrique italien, sa mélodie expressive se déploie sur un accompagnement discret, créant une atmosphère de tension contenue. Ensemble, ces deux œuvres illustrent la capacité de Chopin à unir identité nationale, intimité et profondeur émotionnelle dans des formes brèves.

Compositeur polonais d’origine juive, Mieczysław Weinberg passa la majeure partie de sa vie en Union soviétique, où il entretint une étroite relation artistique avec Chostakovitch. La Symphonie de chambre no 1 condense une grande intensité expressive dans un effectif réduit. Des contrastes marqués, une énergie rythmique tendue et des moments d’introspection structurent l’œuvre. Malgré des moyens modestes, la musique déploie une forte charge émotionnelle, oscillant entre gravité et lyrisme contenu. Cette symphonie illustre la voix profondément personnelle de Weinberg, façonnée par l’épreuve, la résilience et une sincérité poignante.

Compositeur québécois reconnu pour son imagination et son sens du récit, Maxime Goulet crée des œuvres accessibles, colorées et souvent teintées d’humour. Histoire de pêche est une pièce descriptive évoquant avec fantaisie les péripéties d’une sortie de pêche. À travers des contrastes de caractères, des rythmes animés et des gestes musicaux évocateurs, la musique raconte une véritable histoire sans paroles. Derrière son apparente légèreté se cache une écriture soigneusement construite, révélant un sens aigu de l’orchestration et du théâtre musical.

Figure majeure de la musique polonaise, Wojciech Kilar est également reconnu pour ses nombreuses musiques de film. La Vocalise tirée de The Ninth Gate illustre son style épuré et atmosphérique. Construite autour d’une ligne vocale sans paroles, l’œuvre crée un climat mystérieux et contemplatif. Les harmonies sombres et les lignes soutenues génèrent une tension subtile, presque hypnotique. La musique privilégie la couleur et l’émotion plutôt que le développement thématique, conférant à la pièce une intensité méditative.

Considéré comme le père de l’opéra national polonais, Stanisław Moniuszka sut intégrer les traditions folkloriques à l’opéra lyrique. La Dumka Zuzi, extraite de Verbum Nobile, est empreinte de nostalgie et de lyrisme populaire. Inspirée de la dumka slave, la musique alterne mélancolie et élans plus animés. La ligne vocale, chaleureuse et expressive, met en valeur la sincérité émotionnelle et la simplicité mélodique de l’air.

Giuseppe Verdi est l’un des plus grands compositeurs d’opéra du XIXᵉ siècle, maître incontesté du drame lyrique. Sempre libera, extrait de La Traviata, exprime le conflit intérieur de Violetta entre amour naissant et désir de liberté. L’air exige une virtuosité vocale éclatante, mêlant agilité, puissance et intensité expressive. Sous son apparente légèreté se cache une profonde tension dramatique, annonçant le destin tragique de l’héroïne. Cet air illustre parfaitement l’art de Verdi, où la virtuosité sert toujours la vérité émotionnelle.

Biographies des artistes :

Andrei Feher, chef

«Le talent l’a emmené de Montréal à Tokyo» (The New Classical FM)

Le chef d’orchestre canado-roumain Andrei Feher s’est bâti une réputation grâce à sa maturité et à son intégrité musicales, son autorité naturelle sur le podium et son approche imaginative et intelligente de la programmation. Il est salué pour sa « capacité à se connecter avec ses musiciens, en utilisant leurs compétences comme s’ils étaient le piano et lui le pianiste » (The Record).

Après un concert mémorable de musique française en novembre 2024, Andrei Feher est nommé à la tête de l’Orchestre classique de Montréal. Ce sera une opportunité exceptionnelle de travailler à long terme avec l’OCM afin de développer le plus de projets possibles pour partager la musique classique à toute la communauté montréalaise.

Feher se produit régulièrement avec les meilleurs orchestres canadiens et européens. Ses débuts remarquables en 2019 avec l’Orchestre Symphonique de la BBC, interprétant le Divertimento de Stravinsky du Baiser de la Fée, ont été enregistrés et diffusés sur BBC Radio 3. Parmi ses apparitions par abonnement figurent l’Orchestre Symphonique de Tokyo, l’Orquesta sinfonica RTVE Madrid et l’Orchestre de Chambre de Lausanne. Parmi les autres faits saillants, citons des apparitions en tant que chef invité avec l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National d’Île de France, l’Orchestre Métropolitain de Montréal et l’Orchestre National de la Radio Roumaine.

La saison 2023/24 de Feher a marqué ses premières apparitions au Scottish Chamber Orchestra et au Festival Enescu à Bucarest. En 2018, à 26 ans, Feher est nommé directeur musical de l’Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo, faisant de lui l’un des plus jeunes à diriger un grand orchestre canadien. Au cours de son mandat de cinq ans en tant que directeur musical. Les moments forts des performances sous sa direction artistique incluent Carmen, La Traviata et la Deuxième Symphonie de Mahler, avec de nombreux spectacles à guichets fermés au Théâtre Raffi Armenian.

Après avoir acquis une première expérience en tant qu’assistant de Fabien Gabel à l’Orchestre Symphonique de Québec, Feher rejoint à l’âge de 22 ans l’Orchestre de Paris en tant que chef assistant de son directeur musical, Paavo Järvi. Pendant cette période, il collabore avec des chefs d’orchestre dont Zubin Mehta, Esa Pekka Salonen et Christoph von Dohnányi. Feher a collaboré avec certains des interprètes les plus éminents d’aujourd’hui, dont Emanuel Ax, Marc André Hamelin et Erin Wall. En 2013, il reçoit le Prix-Opus Découverte de l’année.

Né en Roumanie dans une famille de musiciens, Feher commence sa formation musicale en tant que violoniste dans sa ville natale de Satu-Mare avec Nagy Margareta avant de poursuivre ses études à Montréal à 13 ans lorsque sa famille immigre au Canada. Violoniste accompli, il étudie à Joseph-François-Perrault et la direction d’orchestre au Conservatoire de Montréal avec Johanne Arel et Raffi Armenian.

 

Jean-Phillipe Sylvestre, piano

Réputé pour sa technique éblouissante et sa grande imagination, Jean-Philippe Sylvestre est qualifié de « poète du piano » par Yannick Nézet-Séguin. Originaire de Sainte-Julie (Québec), il a été maintes fois récompensé, notamment par le Prix Virginia Parker — la plus haute distinction du Conseil des arts du Canada —, le premier prix et le prix du public du Concours de l’Orchestre symphonique de Montréal, ainsi que plusieurs premiers prix au Concours de musique du Canada, dont une année avec la plus haute note de toute la compétition.

Invité sur les scènes les plus prestigieuses au monde — Philharmonie de Berlin, Musikverein de Vienne, Rudolfinum de Prague, Salle Gaveau à Paris, Concertgebouw d’Amsterdam — il a également enregistré plusieurs albums, dont un comme soliste avec l’Orchestre symphonique de Londres sous étiquette CHANDOS. Ses tournées en Chine, en Afrique du Sud, en Amérique du Sud, en Australie et en Europe ont remporté un vif succès, et il donne régulièrement des classes de maître à travers le monde, notamment à Paris.

Il revient tout récemment d’engagements marquants en Europe : récital solo à la prestigieuse Philharmonie de Varsovie, concert au Musée Jacquemart-André à Paris, récital à l’Ehrbar Saal de Vienne et une masterclasse au Conservatoire de Boulogne, près de Paris.

 

Karoline Podolak, soprano

Karoline Podolak est une soprano Polonaise-Canadienne de renommée globale, bénéficiaire de la croix de Bronze du mérite décernée par le président de la République de Pologne pour ses prestations artistiques. Elle a remporté le Grand Prix du Concours de la George and Nora London Foundation (New York), du Concours international des Nuits Lyriques (France) et du Concours Centre Stage de la Canadian Opera Company. Karoline a interprété des rôles principaux sur les scènes de grandes maisons d’opéra telles que la Canadian Opera Company, l’Opéra National de Bulgarie et l’Opéra Silésien, dans des rôles salués tels que Violetta (La Traviata), Adele (Die Fledermaus) et la Renarde (The Cunning Little Vixen), entre autres. Elle s’est produite au Carnegie Hall et comme soliste avec divers orchestres à travers l’Europe et l’Amérique du Nord. Karoline est diplômée de l’Académie de Musique K. Szymanowski, et ancienne membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal ainsi que du Ensemble Studio de la Canadian Opera Company.

 

Kornel Wolak, clarinette

Acclamé pour son inventivité et son étonnante polyvalence musicale.«Contrôle et élégante expressivité…sont les marques du talent de Wolak. » (John Terauds, the Toronto Star)

Récipiendaire du Debut Atlantic Tour, du Prairie Debut Tour, de la tournée British Columbia, de l’Allied Concerts Tour (USA, 2016), de la compétition Concerto du Conservatoire Royale de musique du Canada et du prix Presser Music. Kornel Wolak  s’est produit avec le Quartetto Gelato et aujourd’hui au sein de son duo Bridge & Wolak (clarinette/ accordéon), formation musicale de renommée internationale. 

Continuant d’étendre son répertoire en commissionnant des compositions musicales originales, il participe régulièrement à des récitals en tant que musicien de chambre ou comme soliste au sein d’orchestres Américains et Européens. 

Sélectionné pour les Fryderyks (plus haute récompense de l’industrie du disque en Pologne), il intervient régulièrement à la radio sur Classical 96.3 FM (Canadian Broadcasting Corporation)Public Radio International et sur la radio publique nationale d’Amérique du nord. En 2020, un nouvel enregistrement (DUX Records) de l’ensemble des symphonies Weinberg a été nominé aux Fryderyks pour récompenser le meilleur disque classique de l’année.

Comme soliste/ clarinettiste et “clinicien”, il voyage et organise des master classes dans de nombreuses Universités et Collèges en Europe, en Asie et aux Amériques. 

Depuis Aout 2015, il s’implique activement dans la recherche en travaillant sur le rôle des articulateurs oraux dans la pratique des instruments à vent au Département de Pathologie du Language de l’Université de Toronto. Les résultats de ces études préliminaires on été présentés au Clarinet Fest 2017 ainsi qu’à la 7eme Conférence Internationale de Speech Motor Control de Groningen aux Pays-Bas. Elles furent également présentées au Music and Health Research Collaboratory de l’Université de Toronto en 2017.

Le Dr. Wolak publie régulièrement des articles concernant différentes problématiques  liés à la pratique de la clarinette dans Your Muse, l’un des plus important magazine de musique de Pologne, dans lequel il est éditeur et rédacteur de la rubrique « Le Vadémécum du Clarinettiste ». Ses deux  récentes publications : « Types d’ Articulations pour Clarinette (et Saxophone)» et « Types d’Embouchures | Clarinette », ont été très bien reçu et ont suscité un vif intérêt de la part des instrumentistes et des pédagogues.  

En 2018, il intègre la faculté de musique de l’Université de Queen/ Canada. Il est  également le fondateur de Music Mind Inc., une initiative qui promeut l’éducation musicale à travers des méthodes  didactiques et scientifiques.

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